
Comment trouver vos premiers clients, gérer efficacement votre entreprise et analyser rapidement votre situation dès les premiers mois de votre activité ? Des spécialistes vous confient leurs meilleurs conseils, leurs astuces et les pièges à éviter, pour mettre toutes les chances de votre côté.
SOMMAIRE
Comment trouver ses premiers clients ?
Comment gérer efficacement son entreprise ?
Comment analyser rapidement sa situation dès les premiers mois de son activité ?
ECOUTER et IMPRIMER la conférence (retranscription complète)
Conférence animée dans le cadre du 14ème Salon des Entrepreneurs, le vendredi 2 février 2007 au Palais des Congrès de Paris.
Avec la participation de
Fabrice AMIOT - Directeur des ventes adjoint - Pages Jaunes
Nicolas BELNOU - Consultant - APCE
Frédéric CANEVET - Chef de Marché - CIEL
Antoine HENRY - Président - CIEL
Sylvain LHERM - Diplômé de l’Expertise Comptable
Patrick REDIN - Partenariats Banque et Institutionnels - Oséo
Un intervenant de l’équipe d’organisation du Salon des Entrepreneurs.
Nous sommes heureux de vous accueillir aujourd’hui à cette conférence organisée par CIEL sur les « 20 conseils pratiques pour assurer la réussite de votre entreprise ». Antoine HENRY, Président de CIEL, vous présentera dans un instant l’ensemble des intervenants.
Je vous souhaite une bonne conférence.
Antoine HENRY, Président de CIEL
Bonjour à vous tous. Je rappelle aussi que le Salon de l’Entrepreneur de Lyon se tiendra les 13 et 14 juin prochains. La société CIEL y sera également exposante. J’ai la chance de m’occuper des destinées de CIEL, qui existe depuis vingt ans.
Nous accueillons aujourd’hui des experts qui vous proposeront une vingtaine de clés pour assurer la réussite de votre projet ou de votre entreprise, que vous soyez porteurs de projet ou entrepreneurs. Cette conférence comprendra quatre thèmes sur la réussite de votre entreprise et les bons réflexes à adopter :
Le financement, avec Patrick REDIN, OSEO.
L’optimisation des premiers mois, avec Nicolas BELNOU, APCE.
La gestion avec Sylvain LHERM, Expert-Comptable.
Le développement, avec Fabrice AMIOT, Pages Jaunes.
Frédéric CANEVET, chef de marché chez CIEL, illustrera après chaque intervention l’apport du logiciel pour vous aider et vous faire gagner du temps.
Nous allons passer au premier thème, celui du financement avec Patrick REDIN, responsable des partenariats bancaires et institutionnels chez OSEO, le regroupement des équipes de l’ANVAR et de la BDPME
Patrick REDIN, Partenariats Banque et Institutionnels OSEO
OSEO est une toute jeune compagnie financière et marque l’ultime étape dans le financement global de l’entreprise puisque notre offre peut répondre à toutes les problématiques des entrepreneurs.
Nous allons nous s’intéresser ici au sujet de à la création d’entreprise. En janvier 2007, OSEO a traité 100 à 140 PCE (prêt à la création d’entreprise) par jour, ce qui veut dire que la création d’entreprise est plus que jamais possible et que la contrainte naturelle de l’approche du financement, peut avec un dossier bien préparé vous permettre aujourd’hui d’ouvrir un compte, investir et obtenir votre premier prêt bancaire.
Il faut pour cela trouver un banquier, plutôt qu’une banque, à proximité de son domicile. Un problème de trésorerie est plus facile à gérer si on est proche de son banquier. Accéder à la banque, c’est avoir un investissement et un financement immédiat pour son besoin en fonds de roulement. C’est aussi s’investir dans la durée.
La meilleure garantie pour le banquier étant l’état de préparation du dossier, il va vous juger sur le dossier idéal qui comprendra la description du projet (2/3 pages) et l’élaboration avec des professionnels de l’accompagnement, de trois documents bien précis.
Le premier étant le plan de financement, le créateur devra bien évaluer ses besoins, qui correspondront en fait à des ressources, en sachant que le périmètre d’action du banquier en matière de financement est d’essayer de financer une entreprise qui n’a souvent pas de fonds propres, qui ne peut amener que peu d’apports et pour laquelle le banquier se trouve dans un rôle de prêteur et non de financeur.
Le deuxième document est le compte d’exploitation prévisionnel (sur trois ans sinon sur un an), comprenant la différence entre votre chiffre d’affaires (sur trois ans de préférence), et toutes les charges inhérentes (les charges fixes, les charges externes, toutes les dépenses quotidiennes, les salaires, les amortissements). Grâce à ce document, vous obtiendrez la CAF (capacité d’autofinancement) qui est complétée par la suite avec votre résultat net duquel seront déduits les amortissements.
C’est le montant de la CAF qui va permettre au banquier d’envisager le futur financement. Le troisième document est le plan de trésorerie. Il est établi là aussi sur trois ans sinon sur un an, et représente l’agenda de vos entrées et de vos sorties.
Il faut donc aller voir son banquier une fois que tous ces documents sont prêts. Même dans les activités de service qui se développent rapidement et pour lesquelles on peut démarrer sans financement, il est préférable d’aller voir un banquier, sous peine de se trouver à découvert par exemple par suite de défaut de règlement de clients. Le financement est un engagement des partenaires. Le créateur et le banquier s’engagent dans la durée sur un investissement, généralement modéré au départ, et sur lequel on va faire jouer différents dispositifs de financements.
Nous allons revenir ici en détail sur différents secteurs d’activités.
Par exemple, pour le commerçant, il est important de se faire conseiller pour l’achat d’un fonds de commerce ou d’un restaurant, afin de ne pas accepter un montant correspondant à plus d’un an de chiffre d’affaires. Il faut veiller dans le prévisionnel d’exploitation à bien estimer les postes achats et salaires qui ne doivent pas dépasser chacun plus de 30 % du chiffre d’affaires.
Pour l’artisan, la rentabilité se calculera à partir du devis. L’équilibre du business plan repose ici sur un tarif horaire. Le devis permet de calculer le ratio que l’on réalise sur le chiffre d’affaires et va de fait configurer votre activité. Pour le prestataire de services, il peut être difficile d’évaluer un tarif horaire correspondant aux prestations. Le problème immédiat qui va se poser pour le créateur, est de vouloir baisser les prix, de ne pas être compétitif. Dans ce cas, la banque aura des difficultés pour procéder au financement, s’il n’y a pas de garanties personnelles.
Il faut savoir qu’un prêt d’honneur à l’étude, l’apport de business angels ou l’intervention de gens qui se proposent de s’investir individuellement dans votre activité, sont des éléments très appréciés par la banque puisqu’ils laissent à penser que vous avez déjà une certaine notoriété.
Concernant les créations innovantes, la meilleure façon pour accéder au label de l’ANVAR, est de rencontrer ses agents afin de donner lieu à une étude et une expertise. A partir de là, il existe un ensemble d’aides spécifiques aux activités innovantes.
Le PCE répond à la problématique des banques et des créateurs. Nous étions avant dans le schéma suivant : pas de garanties, pas de financement. Le rôle d’OSEO est précisément de se substituer à la banque dans cette garantie d’existence. Ce prêt sans garanties de 2.000 à 7.000 € en moyenne a évolué puisqu’il n’est plus limité à 45.000 € et qu’il peut être accompagné aujourd’hui d’un prêt bancaire.
Le PCE a un différé de six mois et est destiné à financer toute la partie immatérielle, l’imprévu qui est généralement votre premier besoin en fonds de roulement. La banque finance toute la partie matérielle. Si vous pouvez bénéficier d’un PCE et d’un prêt bancaire, la création d’entreprise est accessible à tous.
Antoine HENRY
Nous allons voir maintenant avec Frédéric CANEVET, à quoi sert un logiciel dans le cadre du financement de son activité.
Frédéric CANEVET, Chef de Marché CIEL
Le business plan destiné au banquier doit être professionnel, précis avec des calculs fiables et le moins d’erreurs possible. Le banquier n’investit que dans les projets auxquels il croit. Ici, le logiciel vous permettra de préparer votre business plan.
Vous devez absolument lister tous vos investissements, notamment les besoins en matériels et en consommation, avec l’aide de votre expert-comptable, des CCI, des professionnels du secteur, de vos amis, de votre famille, afin d’enrichir au mieux votre business plan. Il vous faut aussi réaliser des simulations afin de faire le choix du financement (location, achat) et connaître son coût réel sur votre rentabilité.
A vous de tenir compte du décalage de trésorerie, notamment en matière de TVA, qui est à reverser chaque mois ou chaque trimestre. Vous devez surveiller les encours clients compte tenu du fait que les délais de règlement peuvent parfois être très longs. Il faut prévoir tous les impôts avec l’aide de votre expert-comptable, sans oublier par exemple la taxe sur les véhicules de société pour les sociétés.
Enfin, vous devez toujours présenter un business plan de qualité avec un maximum d’informations. Faites-le tourner autour de vous et surtout n’hésitez pas à demander conseil à des professionnels.
Antoine HENRY
Nous allons aborder maintenant avec Nicolas BELNOU, consultant à l’APCE, le sujet suivant « comment optimiser le démarrage de son activité ». L’APCE avec son site Internet www.apce.com représente aujourd’hui plus de onze millions de connexions par an et de très nombreux conseils pour les créateurs d’entreprises. Nicolas BELNOU va nous présenter une sélection de quelques-uns de ces conseils.
Nicolas BELNOU, Consultant APCE
L’APCE a rédigé un manuel « Créer ou reprendre une entreprise », reprenant tous les conseils majeurs que vous pouvez obtenir sur le sujet.
Lorsque l’on parle d’optimisation, dans les premiers mois, on parle de lancement d’activité. Quand on commence sa nouvelle vie de chef d’entreprise, c’est un véritable traumatisme. Sur le business plan, le projet fonctionne parfaitement, mais il va falloir le confronter à la réalité du terrain.
Généralement, on rencontre des surprises. Un business plan est surtout fait pour ne pas être respecté. Les premiers mois de l’entreprise représentent une période fondamentale puisqu’elle va conditionner son succès ou son échec. Le nouveau chef d’entreprise est fragile, il a plus ou moins investi dans son affaire. Si la marge d’erreur est très importante, il n’aura pas forcément la capacité financière et le temps nécessaire pour se retourner. C’est donc une période fragile à aborder le plus sérieusement possible.
Lorsque l’on parle de lancement, il est nécessaire d’optimiser trois choses : son plan d’affaire, son argent et son temps. Optimiser son plan d’affaire signifie que l’on a souvent tendance à résumer un plan d’affaire en simple projection financière avec un plan de financement initial, un compte de résultat et un plan de financement à trois ans. Mais le plan d’action donne également un repère important dans le développement et le lancement de l’entreprise. Le créateur doit suivre son plan d’action tout en l’adaptant éventuellement en fonction de la réalité du terrain.
Optimiser son argent signifie qu’il faut être prudent dans ses investissements, veiller à la bonne gestion de sa trésorerie. Optimiser son temps signifie ne pas perdre son temps en travaillant tout de suite sur votre cœur de cible, sans compter sur les contacts pris dans le cadre de la préparation de votre projet. Le chef d’entreprise doit surtout se donner du temps, il n’a souvent qu’une visibilité réduite de son marché et va se lancer avec son prévisionnel pour seul outil. Il doit donc partir avec une réserve financière minimum, au cas ou les résultats de l’entreprise ne correspondent pas au chiffre d’affaires escompté. Parfois, il ne pourra pas réaliser toutes les actions de son plan de financement et il faudra peut-être en remplacer certaines par d’autres plus coûteuses.
En matière de création ou de reprise d’entreprise, on parle souvent de contraintes, de réglementations, mais il ne faut pas oublier tout de même de parler du plaisir de se réaliser, d’avoir une idée et d’en faire une réalité.
Retranscription réalisée par la société SCRIBE NET
Le Salon des Entrepreneurs est un événement DI Group
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