
Tous les réseaux ne répondent pas au même statut juridique et ne fonctionnent pas de la même façon. Il y en a pour tous les goûts, du plus souple au plus directif.
Voir aussi : Commerce associé : les principales formules
Plus d’un millier d’enseignes proposent aujourd’hui des concepts recouvrant presque toutes les activités de commerce et de services, du prêt-à-porter à l’alimentation, en passant par la réparation automobile, le dépannage informatique et les prêts bancaires. Ces réseaux ne sont pas tous des "franchises" au sens strict du mot. On distingue en effet quatre formules principales de "commerce organisé" : franchise, coopérative, commission-affiliation et licence-concession-partenariat. Mais ces enseignes ont en commun de proposer de s’unir au sein d’un réseau pour bénéficier d’une image de marque nationale et d’une puissance d’achat significative. Toutes affirment avoir créé et testé un concept original et rentable, et se disent en mesure d’apporter une certaine assistance à leurs partenaires, au moins au départ. En dépit de ces traits communs, il existe des différences non négligeables.
Impossible a priori d’établir une hiérarchie entre ces quatre formes d’association. Toutes ont fait leurs preuves. Dans chacune, on rencontre des réseaux qui marchent très fort, se développent et apportent le succès à la majorité de leurs affiliés, mais aussi des enseignes qui stagnent et quelques-unes qu’il est préférable d’éviter, soit parce que leur marché est en perte de vitesse, soit parce que leurs animateurs ne sont pas dignes de confiance. Les créateurs d’entreprise à la recherche d’une assistance et d’un encadrement soutenus se tourneront vers des formules comme la franchise ou la commission-affiliation, alors que ceux qui préfèrent conserver une plus grande autonomie opteront pour des réseaux plus souples, comme ceux qui pratiquent la licence ou la concession. Enfin, ceux qui veulent disposer des moyens de contrôler leur réseau seront séduits par les coopératives. Encore faut-il trouver, parmi les concepts qui vous séduisent, des enseignes utilisant votre formule d’association préférée !
Sachez aussi qu’il n’existe pas de frontières étanches. Les méthodes de travail tendent à s’uniformiser. Les qualités humaines des dirigeants et la rentabilité des concepts importent souvent plus que les statuts et les textes. De plus, à la lecture des contrats, on constate parfois que certaines concessions ou licences ne se distinguent guère des franchises, ou que certaines coopératives font signer des contrats d’enseigne qui ressemblent fort à des contrats de franchise. Le statut ne doit donc pas dissimuler le contenu réel de l’accord que vous allez signer et qui va vous lier à un réseau pendant plusieurs années.
Gérard DELTEIL - Mars 2006
Illustration : Getty Images / Digital Vision
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