Sélection d'articles
Repreneur
Créateur porteur de projet
Candidat à la franchise
Dirigeant - Chef d’entreprise
Toutes les conférences audio
Toutes les interviews vidéo
Emploi /
Recrutement
Entreprendre en région
Tous les exposants du salon online
Découvrez les partenaires de votre projet d'entreprise

créateurs d’entreprise, investisseurs, rencontrez-vous
Rejoignez la communauté du Salon des Entrepreneurs pour nouer des contacts et développer votre réseau professionnel tout au long de l’année sur Viadeo.com
Article
avec

Les clés du financement de votre projet

Sans argent, point de salut !
Heureusement, il existe de nombreuses pistes pour rassembler un capital de départ

EN SAVOIR PLUS

Bénéficiez d’une garantie

Difficile de convaincre une banque si l’on ne dispose d’aucune garantie ! Heureusement, il existe plusieurs dispositifs de cautionnement en faveur des créateurs d’entreprise. Certains sont spécialisés sur un type de public. En cas de défaillance de l’emprunteur, ces organismes se substituent à lui pour indemniser la banque selon les modalités prévues.

-  Oséo-Sofaris : Principale garantie, elle couvre de 40 à 70 % des emprunts selon les opérations. Tél. : 01 53 89 78 78 ; www.oseo.fr

-  Siagi : Cet organisme de cautionnement intervient pour les artisans, les commerçants, les professions libérales. Tél. : 01 48 74 54 00 ; www.siagi.fr

-  France Active : La garantie France Active s’adresse en priorité aux chômeurs. Elle couvre jusqu’à 65 % de l’emprunt, dans la limite de 30 500 euros.www.franceactive.fr

-  FGIF (Fonds de garantie pour la création, la reprise ou le développement d’entreprises à l’initiative des femmes) : Cette garantie de 70 % maximum dans la limite de 26 678 euros est dédiée aux femmes.www.franceactive.fr

-  FGIE (Fonds de garantie pour les structures d’insertion par l’économique) : Réservé aux entreprises solidaires, ce fonds garantit 50 % du prêt au maximum (prêt compris entre 7 500 et 60 000 euros). Pour ces trois garanties, contact : Tél. : 01 53 24 26 26 ; www.franceactive.fr

L’argent, c’est le nerf de la guerre !
Vous aurez beau avoir l’idée du siècle, un dynamisme à toute épreuve et les meilleurs réseaux du monde, sans financement, point d’espoir. De fait, selon une étude Ifop-Salon des entrepreneurs-APCE, réalisée en 2004, le besoin d’argent représente à l’heure actuelle le souci majeur de 54 % des porteurs de projet...
Rien d’étonnant à cela : entre les frais d’établissement (honoraires de fiscalistes...), les investissements matériels (machines, locaux, véhicule...), et le fameux BFR (besoin en fonds de roulement), qui va permettre à l’entrepreneur de survivre en attendant ses premiers encaissements, l’addition monte vite ! Heureusement pour les créateurs, les sources de financement sont dorénavant nombreuses, et les pouvoirs publics ont rivalisé de mesures pour les rendre plus facilement abordables.

1. Les fonds privés

De combien d’argent disposez-vous ? Votre famille peut-elle vous aider ? C’est évidemment par ces questions qu’il faut commencer. Première chose à savoir : depuis la loi Dutreil d’août 2003, les fonds placés sur un PEL (plan épargne logement) ou un LEE (livret épargne entreprise) peuvent être mobilisés par l’entrepreneur avant l’expiration de leurs délais s’ils sont investis dans un projet personnel de création ou de reprise d’entreprise. Autant d’argent fraîchement disponible, donc.
Des dispositions existent également pour mobiliser l’entourage du créateur. Et d’abord sa famille. Ainsi, un porteur de projet qui reçoit une donation d’argent n’excédant pas 30 000 euros de la part de ses parents ou de ses grands-parents se voit désormais exonéré de droits de mutation sur le montant donné. Cette mesure s’appliquera aux donations consenties entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010.
Au-delà du cercle familial, les amis et autres relations sont aussi invités à investir... Toute personne physique domiciliée en France qui souscrit au capital d’une entreprise bénéficie en effet d’une réduction de son impôt sur le revenu égale à 25 % des versements effectués (dans la limite de 20 000 euros pour un célibataire, et de 40 000 euros pour un couple). À savoir également : les personnes possédant une part du capital d’une société en cessation de paiement peuvent déduire de leurs revenus la perte en capital subie, jusqu’à 60 000 euros maximum. De quoi sécuriser les souscripteurs !

2. Les apports bancaires

Reste qu’à l’heure actuelle, la majorité des créateurs doit encore passer par la case "banque". Sachez que cette étape se négocie mieux fort d’un dossier bien ficelé, si possible recommandé par un réseau de soutien à la création d’entreprise. En général, l’idéal est de pouvoir compter sur un apport équivalant au tiers du crédit demandé. Il est également conseillé d’aller voir plusieurs banques avant de se décider, et de bien négocier taux d’intérêt et commissions. Il n’en reste pas moins que certaines banques, comme les Banques populaires ou le Crédit agricole, sont davantage réputées que d’autres pour la qualité de l’accueil qu’elles réservent aux créateurs...
En matière de prêts, il existe toutes sortes de produits, des crédits classiques aux Codevi en passant par les prêts participatifs, qui voient le créditeur être intéressé aux résultats de l’entreprise cliente (par exemple sur ses bénéfices). Attention toutefois : les prêts participatifs seront plus volontiers accordés aux entrepreneurs rapidement "rentables" qu’aux petits projets. La plupart du temps, les taux pratiqués par les banques tournent autour de 6 %, pour une durée maximale de sept ans. Afin d’inciter les banques à mieux se rémunérer, et donc à financer plus facilement les créations d’entreprise, la loi Dutreil puis la loi PME ont déplafonné les taux d’usure (taux d’intérêt plafond) accordés à toutes les formes d’entreprises (entreprises individuelles inclues). Las ! Devant la frilosité des banques, un certain nombre de porteurs de projet continuent pourtant à contourner le problème en sollicitant un simple crédit à la consommation pour financer leur création d’entreprise. Il est vrai que ces crédits, d’ordinaire concédés pour l’achat d’une voiture, par exemple, sont plus facilement accordés... Pour éviter d’en arriver là, essayez de vous présenter "armé" devant votre banque, autrement dit avec un garant privé. En l’absence d’un parent fortuné, vous pouvez faire appel à une société spécialisée (dite d’affacturage), qui couvrira à la place de la banque tout risque d’impayé. Évidemment, cette solution n’est pas gratuite : ces sociétés se rémunèrent sur le chiffre d’affaires qui leur est confié.

3. Les aides publiques

C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à solliciter les organismes de financement public. L’établissement public Oséo, né en 2005 du rapprochement de l’Anvar et de BDPME-Sofaris, intervient ainsi en garantie (voir encadré ci-dessous), et propose même des prêts. Son principal produit : le prêt à la création d’entreprise (PCE), destiné aux petits projets. Ce crédit de cinq ans maximum, accordé sans garantie ni caution personnelle, vient compléter un prêt bancaire qui lui est nécessairement supérieur. D’un montant compris entre 2 000 et 7 000 euros, le PCE est accordé par Oséo-BDPME, mais délivré par le banquier. La formule a fait ses preuves : il se distribue environ 18 000 PCE chaque année. De son côté, Oséo-Anvar fournit des outils financiers (avance à taux zéro...) aux créateurs d’entreprises innovantes. Autre public, autres dispositifs : les chômeurs, RMistes, et autres personnes en délicatesse financière peuvent eux aussi recourir à des financements spécifiques. Les deux principaux sont l’Accre (une exonération de charges sociales pendant un an), et l’Eden (une avance remboursable). À noter : le gouvernement vient d’instaurer une prime de "retour à l’emploi" d’un montant de 1 000 euros, qui concerne notamment les chômeurs créateurs d’entreprises. Cette prime court jusqu’en décembre 2006.
Au niveau local, régions et départements ont également un rôle à jouer en matière de financement de l’entrepreneuriat. Avances remboursables, subventions ou prêts personnels accordés aux créateurs et repreneurs (notamment le PRCE, prêt régional à la création d’entreprise) coexistent. Pour se renseigner sur les dispositifs en vigueur dans sa propre région, le mieux reste de se tourner vers sa chambre de commerce.

4. Les réseaux de soutien

En marge des acteurs institutionnels, il existe plusieurs organismes spécialisés dans le conseil et l’accompagnement des porteurs de projet. Parfois, ces structures peuvent aussi financer directement le créateur d’entreprise, que ce soit par des prêts d’honneur (sans intérêt ni garantie), des prêts solidaires (taux et conditions d’obtention préférentiels) ou des garanties. Adie, France initiative réseau, réseau Entreprendre... À chacun ses produits et son public !

5. Les investisseurs professionnels

Enfin, il existe une dernière catégorie de "financeurs" que sont les investisseurs professionnels, ou capitaux-risqueurs. Leur spécialité est de prendre une participation dans le capital d’une entreprise afin de dégager par la suite une plus-value.
Le capital-risque peut être mis en oeuvre par différents acteurs. S’il s’agit de particuliers, en général issus du monde des affaires, on parlera de business-angels. Eux aussi bénéficient du dispositif Dutreil donnant droit à des réductions d’impôt dès lors qu’ils prennent une part dans une société. Pour entrer en contact avec ces investisseurs, le créateur d’entreprise peut, une fois de plus, passer par sa chambre de commerce. Le site Internet de l’association France angels (www.franceangels.org) peut aussi être utile.
Deuxième type d’intervenants : les sociétés de capital-risque. Ces structures privées s’intéressent aux entreprises à fort potentiel : une société innovante aura ici plus de chances qu’une modeste entreprise de services. Enfin, il existe des fonds régionaux investissant dans des entreprises nouvelles - fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI), fonds d’investissement de proximité (FIP)... Mais une fois encore, les projets les plus rentables seront privilégiés. À vous de frapper à la bonne porte !

Stéphane REGY - Février 2006



CONTACTS UTILES

Plusieurs organismes aident financièrement les créateurs d’entreprise. Voici les principaux :

-  Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) : L’Adie a mis au point plusieurs formules de prêts à destination des porteurs de petit projet exclus du système bancaire classique (chômeurs, RMistes, salariés en situation précaire...). Les plus connus sont le prêt solidaire, d’un montant de 5 000 euros maximum, et le prêt progressif (de 1 000, 2 000, 3 500 et 5 000 euros). Les taux sont fixés autour de 5 % et les crédits doivent être remboursés en 24 mois maximum. L’Adie propose aussi des prêts d’honneur à taux zéro d’un montant maximal de 5 000 euros, et des prêts en nature (matériel, véhicules...). www.adie.org

-  Réseau Entreprendre : Les 33 associations membres du réseau accordent des prêts d’honneur d’un montant de 15 000 à 45 000 euros (montant moyen : 24 000 euros). Le créateur doit en être à son premier projet de création ou de reprise d’entreprise. Les PME visées sont celles qui offrent des perspectives de créations d’emplois. Autrement dit, plutôt les projets à potentiel de développement que les très petites entreprises. Tél. : 03 20 66 14 66 ; www.reseau-entreprendre.org

-  France initiative réseau (FIR ) : Les 237 plates-formes locales de FIR accordent environ 10 000 prêts d’honneur (à taux zéro) par an aux créateurs, sans exigence de garantie. FIR aide en priorité les "petits" projets. Les activités les plus soutenues se situent dans le commerce et les services aux particuliers. Le montant moyen des prêts est de 7 500 euros. Ces prêts sont remboursables sur une période de 2 à 5 ans. Tél. : 01 40 64 10 20 ; www.fir.asso.fr


PLUS D’INFOS

-  Le financement des petites entreprises, Répertoire régional : édité par la Caisse des dépôts et consignations, cet annuaire très pratique fait le point sur tous les financements auxquels peuvent prétendre les créateurs d’entreprise, réseau par réseau, et région par région. Gratuit. Disponible auprès de sa direction régionale de la Caisse des dépôts (www.caissedesdepots.fr, cliquer sur "implantation").

-  Financer votre projet d’entreprise, 2e édition : Où trouver de l’argent ? Combien espérer ? Tous les modes de financement d’une création sont au programme de cette bible rédigée par l’APCE (Agence pour la création d’entreprises). On y trouve aussi des conseils sur comment bien aborder son banquier.
Éditions d’Organisation, 20 euros.

-  www.toutaide.com : Un moteur de recherche très utile. Il suffit de saisir sa région d’habitation, puis son profil (chômeur, handicapé...) pour savoir à quelle aide on est éligible. Cerise sur le gâteau : les aides sont classées par catégories (exonération, prêt...). En revanche, le détail des aides est ensuite payant (19 euros l’abonnement).

Illustartion : Getty Images / Digital Vision