
Ce programme d’appui, proposé par certaines structures de conseil, permet aux créateurs d’être accompagnés dans leur prise de fonction.
NOTRE CONSEIL
Pensez aussi aux formations !
Si vous rencontrez des difficultés sur un aspect précis, il peut être utile de compléter le suivi post-création par une formation de courte durée. Les chambres consulaires proposent en effet des modules sur des thèmes variés : comptabilité, gestion, fiscalité, communication, stratégie commerciale...
Rendez-vous compte : plus d’une jeune entreprise sur trois ne dépasse pas le cap fatidique des trois ans. Pour prévenir les difficultés, mieux vaut donc acquérir très tôt les bons réflexes en matière de gestion. C’est justement la vocation du suivi post-création, qui permet aux créateurs et aux repreneurs fraîchement installés d’être accompagnés par des professionnels dans leur prise de fonction. Grâce à ce dispositif, le nouveau chef d’entreprise bénéficie non seulement d’un regard extérieur mais il trouve également une oreille attentive à ses problèmes. En cas de doute ou de baisse de moral, ce soutien est une véritable bouffée d’oxygène !
C’est un programme d’appui méthodologique mis en oeuvre par certaines structures d’aide à la création : chambres de commerce et d’industrie, boutiques de gestion, plates-formes d’initiative locale, antennes du réseau Entreprendre, et bientôt chambres de métiers et de l’artisanat en vertu de la loi PME d’août 2005... La durée du suivi post-création varie de un à cinq ans selon les cas. Pendant cette période, un conseiller rend visite au dirigeant afin de vérifier le bon fonctionnement de l’entreprise. Le service, totalement personnalisé, est à la carte. Il s’adapte aux besoins du chef d’entreprise : "Nous pouvons l’aider à mettre en place une organisation administrative (préparation de la comptabilité, des factures...), à définir des outils de gestion (tableaux de bord adaptés à l’activité, plan de trésorerie simplifié...), à peaufiner sa politique commerciale, à travailler sur sa stratégie de développement...", explique Armelle Naulau, consultante à la boutique de gestion Créer, du Lot. Très souvent, le candidat suivi a également accès à un pôle d’expertise pluridisciplinaire (experts-comptables, banquiers, avocats, notaires...). La fréquence des visites dépend, elle aussi, des besoins (une fois par mois ou tous les deux mois la première année...). Notez que certaines structures proposent également un suivi collectif : "Nous avons fondé un club d’entrepreneurs qui se réunit une fois par mois sur un thème précis", déclare Jeannine Pierre, chargée d’affaires au sein de l’association Indre initiative. C’est une manière de favoriser les échanges et de rompre l’isolement dont souffrent les dirigeants.
Dans la plupart des cas, le suivi post-création est "réservé" aux personnes qui ont été accompagnées par une structure de conseil en amont de la création. Pour celles qui ont décroché un prêt d’honneur auprès d’une association, il est même obligatoire. Quant au coût du service, il varie suivant le profil du porteur de projet (chômeurs, RMistes, femmes...), selon l’opérateur qui effectue la prestation ou encore l’importance de la prise en charge des collectivités locales. à titre d’exemple, le BDE 13 (bureau de développement des entreprises des Bouches-du-Rhône) exige seulement le paiement d’une cotisation annuelle (90 euros). Mais sachez que dans la plupart des cas, le suivi est gratuit ! Il serait donc dommage de ne pas profiter de cette aubaine.
Ann-karen BARTOSZEWSKI - Février 2006
POUR EN SAVOIR PLUS
Illustration : Getty Images / Keith Brofsky
[L_VE], réseau d'experts lyonnais de l'entrepreneuriat, accompagne les entrepreneurs dans leurs démarches de création d'entreprise.