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Droit d’entrée : assurez-vous de sa bonne composition

La grande majorité des enseignes exige un droit d’entrée. Il importe, pour le futur franchisé, de vérifier à quels services précis il a accès en échange.

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83 % des 326 chaînes qui ont répondu à notre enquête exigent un droit d’entrée. Un taux qui s’élève à 95 % pour les franchises. Qu’est-ce qui justifie cette somme réclamée par les réseaux ? Il y a deux façons de considérer le problème, vu avec les yeux du réseau ou ceux du candidat.

Le droit d’entrée permet au franchiseur de se financer. Pour le calculer, il prend en compte la notoriété de son enseigne, le coût la mise au point du concept et de l’acquisition du franchisé. En divisant cette somme par le nombre de partenaires qu’il estime avoir sur un territoire, il aboutit à un coût moyen. Auquel il faut ajouter ses bénéfices. Coté franchisé, en rejoignant un concept, il achète une notoriété. Mais également un savoir-faire qui lui permet d’arriver plus vite à une meilleure rentabilité.
Dans tous las cas, le droit d’entrée doit pouvoir être justifié. Ensuite, tout est question de rentabilité. Dans le Document d’Information Précontractuelle, l’ensemble des investissements, dont le droit d’entrée, sont indiqués. Au candidat de s’assurer que le retour sur investissement est correct.

54 réseaux ne demandent pas de droit d’entrée. Les fabricants ou importateurs de matériel prennent une marge sur les produits qu’ils vendent à leurs franchisés. D’autres se rémunèrent en « forçant » sur les coûts d’agencement. Toutes ces pratiques ont en commun de ne pas favoriser la transparence.

La fourchette des montants réclamés est large. Elle est comprise entre 1 000 € à 58 000 €. Mais la moyenne ne cesse d’augmenter années après années. Elle atteint aujourd’hui la somme record de 15 677 € .

Tous les secteurs sont affectés par cette hausse, estimée à 20 % depuis deux ans. Les experts consultés confirment, chacun en fonction de leur expérience, cette tendance, qui correspond, selon eux, à un rattrapage par rapport aux nécessités économiques.

La moitié des enseignes demandent un montant inférieur à 10 000 €. A l’inverse, 17 % réclament plus de 20 000 € de droit d’entrée. C’est le cas parmi les chaînes de restauration, où la formation de départ est en général assez conséquente. Dans d’autres activités, il faut tenir compte du fait que le franchiseur doit répartir ses frais sur peu d’implantations potentielles.

Philippe BEAULIEU - www.franchise-magazine.com - 02/03/06